Posted in ❥ La salle des maitres

Comment fonctionner en ateliers ?

Priscilla, 29 ans. Éternelle insatisfaite passionnée par tout ce que je fais.
Comment fonctionner en ateliers ? Posted on 4 novembre 201811 Comments
Priscilla, 29 ans. Éternelle insatisfaite passionnée par tout ce que je fais.

Hi,

Comment fonctionner en ateliers ?

Aujourd’hui je viens te parler de mon fonctionnement en atelier.

Je ne prétends détenir aucune vérité, je m’appuierai simplement sur ma propre expérience et ce qui a bien fonctionné dans ma classe l’année dernière et au début de celle-ci.

Avant de m’y mettre je me suis posée 1001 questions. J’ai lu beaucoup d’articles de collègues qui travaillent ainsi et j’ai posé mes questions à certaines d’entre elles. Le seul vrai conseil c’est de se lancer. Sinon, on ne se sent jamais prêt, pensant à ce qu’on aurait potentiellement oublié ou ce qu’on pourrait améliorer.

Qu’est ce qu’un atelier ?

Un atelier est une activité proposé à un groupe d’enfants. Plusieurs ateliers sont donc généralement mis en place de manière simultanée afin que toute la classe soit au travail.

Au bout d’un temps déterminé, il y a une rotation pour changer d’activité. Il y a plusieurs types de rotation. Certains tournent sur toute la semaine, d’autres sur plusieurs jours.

Pour ma part, du fait de mon poste de stagiaire à mi temps l’an passé et de mon poste fractionné cette année-ci, je fais un ou deux créneaux d’ateliers par jour. Mes élèves passent sur tous les ateliers durant ce créneau.

Dans ce poste instagram, je donnais un exemple d’ateliers que j’ai mis en place dans ma classe de CE1.

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Priscilla 👩🏾 (@priscilla.pmfg) le

Que travailler pendant les ateliers ?

En sachant que certains groupes doivent être en autonomie, il est nécessaire pour moi d’avoir des ateliers qui soient du réinvestissement. Soit, des notions que nous avons déjà vues ensemble auparavant. Je sais qu’il est possible de les mettre aussi en situation de recherche mais je n’ai pas encore exploré cette piste.

Quant aux compétences et objectifs travaillés, il y a plusieurs écoles : que tout le monde travaille la même où que chaque groupe soit sur une activité totalement différente. L’an passé, ma binôme travaillait ainsi. Par exemple, un groupe en arts visuels, 1 groupe en maths et 2 en français.

Pour ma part, c’est trop compliqué pour moi de gérer ainsi. Alors, tous mes élèves travaillent la même notion. J’ai 3 groupes en autonomie et 1 en atelier dirigé avec moi. Je profite de ce temps pour approfondir ou revoir une notion un peu complexe pour mes élèves.

Exemple : avec mes CM1 en atelier dirigé, j’ai revu tout le système décimal car ce n’était absolument pas acquis. A la fin, tous avaient compris et ont réalisé un exercice en autonomie qui s’est révélé juste pour 80% d’entre eux.

J’ai aussi travailler en demi groupe. Un demi groupe en découverte de notion avec moi et deux groupes en autonomie puis on inverse. Je trouve ça vraiment génial de pouvoir découvrir une notion en petit groupe. Ça permet de répondre aux questions, de donner un peu plus la parole aux élèves pour un échange entre pairs très bénéfique.

Pourquoi travailler en atelier ?

Le gros avantage de l’atelier à mon sens est d’aller au rythme et au niveau de l’élève. Pour la différenciation, c’est vraiment le mieux. Personnellement, j’essaie de faire des groupes de niveaux ou proposer plusieurs niveaux d’un même exercice. Ainsi, chaque élève peut s’y retrouver. L’intérêt du groupe homogène est surtout lors de l’atelier dirigé. Pour l’autonomie, c’est bien d’avoir des élèves moteurs qui veillent à ce que chacun soit au travail.

Comment fonctionner en ateliers ?Ayant été moi-même une enfant à besoins particuliers et ayant encore besoin actuellement de bouger énormément même pendant une période intense de concentration, je ne me voyais pas enseigner autrement. Je suis ravie de voir que je peux travailler ainsi même sans être titulaire de ma classe. C’était vraiment ma plus grosse angoisse concernant ce poste.

La gestion de classe. A mon sens, et c’est valable pour toute pédagogie mise en place, il faut avoir sa classe bien en main. Sans ça, les apprentissages ne pourront pas aboutir car il y aura trop de temps perdu pour mobiliser la concentration générale du groupe. Les ateliers sont une configuration qui permettent la discussion et le bruit. C’est donc à prendre en compte avant de se lancer.

Pour ma part, le bruit ne me dérange pas à partir du moment ou c’est un bruit de travail. Certains exigent un silence complet ou ont une tolérance plus basse au bruit. C’est vraiment selon.

La disposition de classe. J’ai toujours pensé que la disposition en ilot était indispensable pour travailler en atelier. Simplement, cette année, je n’ai pas en main la disposition des classes des collègues que je complète. Je dois donc m’adapter. Ainsi, je fonctionne en atelier avec une classe en rang d’oignons (ognon), une autre en U et une en ilot. Finalement, les ateliers s’adaptent totalement après quelques retournement de chaises.

Et toi, t’es plutot apprentissage frontal, ateliers ou encore centres ?

Priscilla, 29 ans. Éternelle insatisfaite passionnée par tout ce que je fais.

11 comments

  1. Coucou, L’année dernière j’avais fonctionné en atelier en math et en français mais j’avais un PMQC avec moi et c’était vraiment génial avec deux enseignants dans la classe. Cette année je mets en place les ateliers à partir de demain. J’ai vraiment hâte de voir ce que cela donne. Je vais vraiment faire de la découverte des ateliers (ateliers uniquement de réinvestissement en autonomie) et découverte de la nouvelle organisation pour que cela roule le mieux possible. En tout cas je suis totalement d’accord avec ton article à ta façon de fonctionner en atelier 😉

    1. Oh c’est génial d’avoir une un PDMQDC. Pour ma part, je fonctionnais ainsi avec le maître E et c’est vraiment génial d’être 2 enseignants pour une classe.

  2. Je suis totalement d’accord sur le principe et je reverrai de pouvoir le faire mais je n’y arrive pas, ils font trop de bruit pour moi, je trouve cela insupportable! Alors tant pis je réessayerai plus tard dans l’année. Ils fonctionnent ainsi avec ma binôme qui a une plus grande tolérance 😉 ça compense!

  3. J’adore l’idée et j’aurai tellement que mon instit’ de l’époque ait cette idée ! Un peu comme les pays nordique, ça permet l’entraide et le travail d’équipe ! Pas de jugement ni de compétition, tout est bienveillant. Et ainsi, moins de stress et cette peur de l’échec ! L’enfant expérimente ! J’adore !

    Line de https://la-parenthese-psy.com/

  4. Bonjour
    Moi j’essaie mais avec mes PS MS c’est compliqué. Les MS ont besoin que je vienne les voir pour leur répéter réexpliquer la consigne car ils n’ont pas compris, ou pas écouté bien évidemment . Du coup, je dois repasser verifier sur mes 3 ateliers ms et les ps avec qui je suis en atelier dirigé le matin (après midi atelier dirigé MS) attendent ou je dois m’interrompre souvent… De plus, l’atsem a tendance à moins tolerer le bruit que je considère comme du bruit « de travail » comme tu dis alors elle les reprend (c’est qqun de génial soit dit en passant) et du coup je me demande si ça n’est pas moi qui accepte trop de bruit . J’ai un peu « peur » que ma cpc me reprenne… Enfin bref, j’arrive pas à être bien tranquille pour travailler l’atelier dirigé avec le groupe qui y est.
    Un conseil ?
    SB

    1. Pour le coup, je n’ai pas de maternelle donc je ne peux pas trop conseiller ce que je ne connais pas … La CPC est la pour te guider donc, au pire, elle te dira qu’effectivement il y a trop de bruit.
      A l’inverse, l’année dernière lorsque je trouvais qu’il y avait trop de bruit, mon PEMF trouvait ca totalement correct. Donc ca dépend vraiment de chacun 🙂

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.